Le virage — le logiciel à valeur partagée

· 2 min de lecture
Le virage — le logiciel à valeur partagée

En bref

Les communautés étaient belles mais sans moteur commercial : le seul payeur possible était le consommateur, et c'était trop compliqué. On a lâché le rêve consommateur pur pour se brancher sur les entreprises — car derrière chaque entreprise, il y a une communauté. C'est là qu'est né le logiciel à valeur partagée.

Quatrième volet de la série sur la genèse de Slym. Dans Le déclic, on avait basculé du profil vers la communauté. Sauf qu'un problème de taille nous attendait.

Une belle machine sans moteur

On avait construit des communautés vivantes, des espaces où les gens échangeaient vraiment. Mais il manquait quelque chose de vital : un moteur commercial. Derrière tout ça, il n'y avait personne pour payer, sauf le consommateur. Et faire payer le consommateur, c'était se heurter à un mur.

Lâcher le rêve pour trouver la voie

Alors je vais l'assumer franchement : on a lâché le rêve du consommateur pur, parce que c'était trop compliqué. Ce n'est pas un renoncement, c'est un déplacement. On s'est branchés directement sur les entreprises. Et là, une évidence : derrière une entreprise, il y a toujours une communauté. Ses clients, ses partenaires, ses équipes. La communauté qu'on cherchait depuis le début, elle était là, sous nos yeux.

Remonter toute la chaîne

À partir de là, on a remonté toutes les verticales une à une, jusqu'à l'acquisition. Le CRM depuis le départ, les landing pages, toute la chaîne. On ne voulait pas être une brique de plus. On voulait tenir l'ensemble, du premier contact jusqu'à la relation dans la durée.

Le logiciel à valeur partagée

C'est là qu'est né le concept qui résume tout ce qu'on fait : le logiciel à valeur partagée. L'idée est une boucle vertueuse. De belles entreprises proposent de beaux services, avec des expériences fluides, non intrusives, agréables à l'œil, dans des communautés privées où les échanges sont vrais. Le consommateur, lui, en profite gratuitement. L'entreprise, elle, génère plus de chiffre d'affaires et de bénéfices, et c'est elle qui finance l'outil.

Tout le monde y gagne. On enlève la pénibilité des deux côtés du marché. C'est ça, la valeur partagée.

Et pourtant, ce n'est pas un reniement

On pourrait croire qu'en passant au monde de l'entreprise, on a trahi l'idée de départ. C'est tout le contraire. Et pour comprendre pourquoi, il faut remonter à la toute première communauté d'Internet. C'est l'histoire du dernier chapitre, La promesse originelle d'Internet.

L'Histoire de Slym

Questions fréquentes

Pourquoi le modèle consommateur pur a-t-il été abandonné ?

Parce que faire payer directement le consommateur s'est révélé trop compliqué, et qu'il manquait un moteur commercial derrière les communautés créées. Il n'y avait personne pour financer l'outil, sauf le consommateur lui-même, ce qui bloquait le développement.

Qu'est-ce que le logiciel à valeur partagée ?

C'est un concept où de belles entreprises proposent des services et expériences fluides dans des communautés privées, dont le consommateur profite gratuitement. L'entreprise génère plus de chiffre d'affaires grâce à ces échanges vrais et finance l'outil, créant une boucle vertueuse où tout le monde y gagne.

Pourquoi s'être tourné vers les entreprises plutôt que vers les consommateurs ?

Parce que derrière chaque entreprise se trouve toujours une communauté : ses clients, ses partenaires, ses équipes. C'est cette communauté, cherchée depuis le début, qui était en réalité déjà présente du côté des entreprises.

Quelles verticales ont été intégrées après ce virage ?

Toutes les verticales ont été remontées une à une jusqu'à l'acquisition, incluant le CRM dès le départ et les landing pages. L'objectif était de tenir toute la chaîne, du premier contact jusqu'à la relation dans la durée, plutôt que d'être une simple brique parmi d'autres.

Ce virage vers les entreprises est-il une trahison de l'idée de départ ?

Non, l'article affirme que c'est tout le contraire d'un reniement. Cette continuité s'explique en remontant à la toute première communauté d'Internet, sujet développé dans le chapitre suivant intitulé La promesse originelle d'Internet.